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dimanche 29 mai 2011

Louis Theroux : du gonzo à l'écran

Pour dompter leurs enfants turbulents, de plus en plus de parents américains recourent à des psychotropes. Peu importe que ces remèdes et parfois même le diagnostique justifiant leur prescription soit douteux : ça leur rend la vie tellement plus facile.

Pour réaliser America's Medicated Kids Louis Theroux s'est installé chez Hugh et sa famille à Pittsrburg. Il y a quelques années, on aurait peut-être dit de ce garçon de 10 ans qu'il était dissipé, voire très insolent. Mais aujourd'hui, on fait fi des qualificatifs vagues : on diagnostique. Pour Hugh la liste est longue : TDA (trouble du déficit de l'attention), hyperactivité, trouble oppositionnel avec provocation, syndrome d'Asperger et trouble bipolaire. Et heureusement, contrairement à l'insolence, un TDA se soigne. Chaque trouble a son psychotrope antidote capable de transformer un petit démon en "meilleur ami des parents" ainsi que le résume la mère de Kaylee, une autre adolescente hyperactive interviewée.

Louis Theroux (premier plan) en compagnie de Hugh et de sa famille
(source de l'image : www.bbc.co.uk)


Les méthodes de reportage employées par Theroux ne sont pas sans rappeler celles du journalisme gonzo : l'immersion longue durée, les recherches préalables qu'il entreprend, le soin apporté dans la façon dont il présente les "personnages", les sujets abordés,...

Des acteurs porno aux survivalistes, des gourous aux bodybuilders, Louis Theroux attache un intérêt particulier aux groupes marginaux.
Mais Theroux ne tombe jamais dans le voyeurisme, ou plutôt le "montreurisme". Il observe, pose les questions avec candeur, mais sans condescendance, il ne pointe pas du doigt en tapant sur l'épaule. C'est malheureusement une chose assez rare quand on touche à ce type de sujet que pour le noter.

Ci-dessous, l'intégralité du documentaire diffusé sur la BBC en 2010.


Partie 1/4


Partie 2/4


Partie 3/4


Partie 4/4


vendredi 27 mai 2011

Trois premiers morceaux sans flash - "Se baser sur le réel pour se raconter soi"

Luz, dessinateur et français (Charlie Hebdo, les Inrocks, Fluide Glacial), et Stefmel, photographe et suisse, sortent cette semaine le deuxième volume de « Trois premier morceaux sans flash ».

Iggy Pop & The Stooges, Suicide, Sonic Youth, Motörhead,… en tout une vingtaine de concerts sont dépeints sur 36 pages de dessins, photos et impressions entremêlés.

Pour garder une liberté totale, le duo a choisi de s'autoproduire : "Un éditeur aurait demandé qu'on fournisse 150 ou 170 pages. Ce qui nous aurait pris trois ou quatre ans de travail alors qu'on voulait montrer la réalité de la musique en temps réel. A ce titre, un an [le temps entre le début de la réalisation et la sortie de l'ouvrage, ndlr] nous semble être le tempo idéal."

Suicide par Stefmel & Luz en 2010
(source : www.stefmeluz.com)


Suicide en vrai en 1977


Pour ce recueil autoédité, Luz rompt complètement (dit-il) avec la satire. Le dessein : se baser sur le réel pour se raconter lui-même "C’est pour moi la définition même du journalisme." explique-t-il à Philippe Brochen de Libération "Je revendique ce traitement subjectif. Je ne sais pas faire de la fiction pure : mon idée n'est pas de raconter la réalité, mais des histoires à partir de la réalité, de raconter une histoire par rapport au concert mais pas le concert".

Pour lire l'entièreté de l'interview c'est par ici.

Pour jeter un coup d'oeil à "Trois premiers morceaux sans flash", en tout petit, c'est par .